Pour répondre à la crise énergétique, la région Île-de-France dévoile un plan Énergie de 850 millions d’euros pour accélérer la décarbonation du territoire. Production locale d’énergie, rénovation des bâtiments, transports propres et soutien aux entreprises : l’exécutif régional fixe ses priorités pour la période 2026-2028.

La présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, et Yann Wehrling, vice-président chargé de la Transition écologique, ont présenté, mardi 12 mai, un plan Énergie couvrant la période 2026-2028.

Doté d’une enveloppe de 850 millions d’euros, il a vocation à apporter une réponse à la crise énergétique et à la hausse des prix associés, provoquées par la fermeture du détroit d’Ormuz, en accélérant la décarbonation du territoire.

Utiliser l’énergie gaspillée

Pour réduire les importations d’énergie, le plan prévoit de reprendre les aides régionales à la production locale d’énergie décarbonée (géothermie profonde et de surface, récupération de chaleur fatale — des datacenters par exemple —, extension des réseaux de chaleur urbains…). Un potentiel estimé à 14 TWh.

La région va également rouvrir les aides à la méthanisation et s’est fixé un objectif de 5 000 bus d’Île-de-France Mobilités carburant au biogaz d’ici à fin 2027. Globalement, l’exécutif régional vise un objectif de 90 % de bus propres (biométhane, électrique, biocarburants) fin 2026. Il souhaite aussi poursuivre la modernisation et l’électrification du matériel ferroviaire, et décarboner le fret et la logistique fluviale.

Rénovation des bâtiments publics et copropriétés dégradées

Autre mesure : le Contrat Énergie. Ce dispositif à destination des communes prévoit 70 millions d’euros sur trois ans pour la rénovation énergétique des bâtiments publics et des équipements sportifs, la modernisation de l’éclairage public communal, ainsi que la mise en place d’installations de géothermie, de récupération de chaleur et de solaire thermique. Chaque contrat conclu pourra donner droit à une aide allant jusqu’à un million d’euros.

La région capitale souhaite en outre diviser par deux la consommation énergétique des lycées d’ici 2030 via des opérations de rénovation énergétique. Trente millions d’euros seront mobilisés pour la rénovation thermique des copropriétés dégradées, avec un objectif « de plus de 50 % de gain énergétique moyen après travaux ».

Vingt-cinq millions d’euros seront consacrés aux aides et aux programmes d’accompagnement pour soutenir l’évolution de la production des entreprises. Quinze millions d’euros soutiendront la décarbonation des filières les plus émettrices, et 20 millions d’euros seront fléchés vers le soutien aux pépites cleantech et greentech.